vendredi 24 février 2012

Russie : Poutine donné vainqueur dès le 1er tour


Russie : Poutine donné vainqueur dès le 1er tour

Meeting de Poutine au stade Loujniki de Moscou, 23/2/12Meeting de Poutine au stade Loujniki de Moscou, 23/2/12 © TF1/LCI
Selon les enquêtes de plusieurs instituts de sondage, Vladimir Poutine devrait remporter l'élection présidentielle russe dès le premier tour le 4 mars. Le Premier ministre russe devrait recueillir 58,7% des suffrages avec une participation estimée à 61,8%, a indiqué vendredi l'institut public FOM. Une enquête publiée plus tôt dans la semaine par un autre institut proche du pouvoir, VTsIOM, annonce une victoire de l'ex-agent du KGB avec 58,6% des

voix. t dans le dernier sondage d'un institut indépendant, le Centre Levada, M. Poutine, en concurrence avec quatre autre candidats, est crédité de 66% des intentions de vote.

Cette tendance s'explique en partie par le fait que M. Poutine bénéficie à la télévision publique de 70% du temps d'antenne contre 30% pour les autres candidats.

Sénégal: dernier jour de campagne avant la présidentielle de dimanche


Sénégal: dernier jour de campagne avant la présidentielle de dimanche

Marche "pacifique" de femmes contre la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, rassemblements de jeunes opposants dans le centre-ville et derniers meetings des candidats vont clore à Dakar la campagne qui prend fin à minuit.
Marche "pacifique" de femmes contre la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, rassemblements de jeunes opposants dans le centre-ville et derniers meetings des candidats vont clore à Dakar la campagne qui prend fin à minuit. ( © AFP Seyllou)
DAKAR (AFP) - Le Sénégal se prépare vendredi à une nouvelle journée de manifestations et de réunions électorales, au dernier jour de la campagne pour la présidentielle de dimanche, dont la tenue est jugée "impossible" par l'opposition en raison des récentes violences.
Marche "pacifique" de femmes contre la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, rassemblements de jeunes opposants dans le centre-ville et derniers meetings vont clore à Dakar la campagne qui prend fin à minuit.
Mais si la communauté internationale a appelé tous les acteurs à encourager la participation à un scrutin sans violences, le Mouvement du 23 juin (M23, partis d'opposition et organisations de la société civile), a estimé jeudi que "les dérives d'une gravité extrême" et le "climat d'insécurité générale (...) rendent impossible la tenue d'un scrutin transparent, libre, apaisé".
Les violences liées à la candidature contestée d'Abdoulaye Wade, 85 ans, président depuis 2000, ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
Il a dénoncé "la présence d'agents provocateurs" du président Wade, "qui terrorisent manifestants, populations et leaders politiques et de la société civile" et les "graves dysfonctionnements des institutions de régulation" de l'élection, Conseil constitutionnel et Commission électorale nationale autonome (Céna).
Le Mouvement n'a cependant pas explicitement appelé à un report du scrutin, cette question faisant débat au sein de l'opposition.
Plusieurs candidats, tels Cheikh Tidiane Gadio, Cheikh Bamba Dièye et Ibrahima Fall, sont favorables à un report, mais d'autres, également membres du M23, sont déterminés à participer au vote dimanche.
Macky Sall a ainsi invité jeudi le M23 à faire confiance au peuple sénégalais pour "battre par les urnes" Abdoulaye Wade.
Répondant à ceux qui menacent d'empêcher le scrutin, Abdoulaye Wade a lancé jeudi, lors d'un meeting près de Dakar, un appel aux jeunes de son parti, leur demandant de veiller à ce que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin".
"Vous les militants, en particulier les jeunes, protégez mes bulletins parce que ce sont les vôtres. Vous devez refuser qu'on vous les prenne. Et après, restez dans les bureaux de vote jusqu'au dépouillement, pour me téléphoner et me communiquer notre victoire", a-t-il déclaré avec assurance.
Abdoulaye Wade tient vendredi son dernier meeting de campagne à Dakar. Son Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye s'est déclaré "à peu près certain" qu'il allait l'emporter dès le premier tour.
"S'il perd les élections, il appellera le candidat vainqueur et il le félicitera. Il n'y a pas d'autre alternative. C'est clair", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision France 24, réfutant tout parallèle avec l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.
De son côté, l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef des observateurs de l'Union africaine (UA), poursuivait vendredi ses rencontres avec les acteurs politiques du pays.
Il doit aussi s'entretenir avec l'ambassadeur des Etats-Unis, alors que les relations se sont tendues ces dernières semaines entre Dakar d'un côté, Washington et Paris de l'autre, qui ont critiqué la candidature de Wade à un nouveau mandat.
Nouveau signe de ces tensions, les cadres de la coalition présidentielle (Forces alliées pour la victoire) et du Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade lui ont demandé de "récuser" du processus d'observation de l'élection les Etats-Unis et la France, dénonçant leur "ingérence" dans les affaires intérieures du Sénégal.
Alors que l'opposition remet en cause la sincérité du scrutin, le chef des observateurs de l'Union européenne, Thijs Berman, a déploré jeudi "un certain manque de transparence" concernant la distribution des cartes d'électeurs.
Il reste "469.122 cartes" à distribuer, soit près de 9% des 5,3 millions d'électeurs inscrits, selon le ministre chargé des Elections, Cheikh Guèye.

Juppé : le Conseil national syrien est «l'interlocuteur légitime»


Juppé : le Conseil national syrien est «l'interlocuteur légitime»

Le siège de la Syrie, vide, durant la rencontres des ministres des Affaires étrangères des pays arabes, au siège de la Ligue arabe, au Caire, le 22 janvier.
Le siège de la Syrie, vide, durant la rencontres des ministres des Affaires étrangères des pays arabes, au siège de la Ligue arabe, au Caire, le 22 janvier. (Photo Suhaib Salem. Reuters)

EN DIRECTUne conférence internationale se réunit, ce vendredi à Tunis, pour définir un plan d'aide humanitaire et accentuer la pression sur Damas, alors que le pilonnage de Homs continue et que des manifestations de soutien ont lieu dans tout le pays.

Par LIBÉRATION.FR avec AFP
L'essentiel
• Plus de soixante pays se réunissent ce vendredi à Tunis à partir de 14 heures pour définir un plan d'aide humanitaire international au peuple syrien et accentuer la pression sur Damas. Organisée par la Ligue arabe, cette conférence internationale réunit tous les pays arabes et occidentaux impliqués dans le dossier, ainsi que les différentes composantes de l'opposition syrienne mais elle est boycottée par Moscou et Pékin, principaux soutiens du pouvoir syrien.
• Elle pourrait appeler les autorités de Damas à mettre en œuvre un cessez-le-feu immédiat et permettre l'accès des agences humanitaires aux populations en détresse, notamment à Homs, pilonnée sans relâche depuis plus de vingt jours. Des centaines de personnes y ont déjà trouvé la mort, dont 4 civils encore ce vendredi matin.
• La répression en Syrie a fait près de 7 600 morts depuis mars 2011, selon des organisations syriennes de défense des droits de l'homme.
•Dans ce climat de violence, les Syriens sont appelés dimanche à se prononcer par référendum sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat.
14h40. A son arrivée à Tunis, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré : «Nous considérons le Conseil national syrien comme l'interlocuteur légitime», sans s'engager cependant sur une reconnaissance formelle.
14h30. Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues à Alep, deuxième ville syrienne, en solidarité avec la ville rebelle assiégée de Homs. Trois manifestants ont été tués dans cette ville du nord du pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, «lorsque les forces de sécurité ont dispersé la foule».

«Alep est aujourd’hui à la tête des manifestations dans le pays», a-t-il ajouté, précisant que «des dizaines de milliers de Syriens» avaient manifesté dans d’autres régions du pays, comme les bastions Deraa (sud), Hama (centre), Idleb (nord-ouest) et Deir Ezzor (est).
«La machine de mort hystérique fait face au cri de liberté», «communauté internationale, si le choix militaire est difficile, qu’en est-il du choix humanitaire?», proclamaient des pancartes brandies lors d’une manifestation de centaines de personnes à Tibet el-Imane, dans la province de Hama.
14 heures. Hillary Clinton est arrivée à Tunis pour participer à la conférence sur la crise en Syrie. «Tunis sera une chance importante de transformer le consensus international en action», avait estimé la secrétaire d'Etat américaine la veille à Londres, évoquant trois objectifs pour cette journée : l'aide humanitaire, l'accentuation de la pression sur le régime et la transition démocratique.
13h30. Bachar al-Assad n’est pas prêt à quitter le pouvoir et estime qu’il bénéficie d’un important soutien en Syrie, selon un député russe qui a rencontré le président syrien à Damas.
«Il y a un mouvement de contestation, mais il n’est pas suffisant pour faire sentir au président que tout s’effondre sous ses pieds et qu’il est obligé de démissionner», a ajouté Alexeï Pouchkov, président de la commission des Affaires étrangères de la chambre basse du Parlement russe, qui s’est rendu en Syrie du 19 au 22 février.
12 heures. «Les paroles ne vont pas nourrir les gens, ni soigner les blessés.» Des militants syriens ont appelé les pays réunis à la conférence de Tunis à privilégier les actes aux paroles pour faire cesser la répression et notamment le pilonnage incessant de la ville rebelle de Homs qui a fait quatre nouvelles victimes vendredi, selon une ONG syrienne.
«Nous leur disons : plus vous parlez sans agir, plus le régime va se venger de nous», a affirmé Hadi Abdallah, militant de la Commission générale de la révolution syrienne présent dans la ville de Homs. «Si le monde ne veut pas agir, nous préférons qu’il se taise. Aux pays arabes, nous disons en particulier, assez de condamnations, nous voulons des actes
Les militants anti-régime ont prévu ce vendredi une journée demanifestations sous le slogan «Nous nous soulèverons pour toi Baba Amr», selon la page Facebook «The Syrian Revolution 2011».
La ville de Homs sous le feu du régime syrien, mercredi. (Photo AFP)
11h30. L’offensive des forces du régime de Bachar al-Assad, destinée à faire plier la ville de Homs, a fait depuis le 4 février des centaines de morts, dont quatre dans le pilonnage de ce vendredi, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Parmi les victimes figurent un homme et son fils. Dans une vidéo publiée ce vendredi, un médecin se trouve près de deux corps inertes placés dans la carcasse d’un bus. Il raconte : «Voici un enfant de Baba Amr, il a à peine 15 ans, et voici son père à côté, ils ont été tués par un obus qui s’est abattu ce matin sur leur maison
«L’enfant a reçu des éclats à la poitrine et a souffert une hémorragie sévère au poumon droit, je n’ai rien pu faire pour lui», ajoute le médecin. «Nous n’avons plus d’endroit où soigner nos blessés (…) nos hôpitaux de campagne et même les mosquées ont été bombardés», dit-il. «Baba Amr saigne, mais malgré cela nous résistons, grâce à Dieu
11 heures. Amnesty International réclame que les agences humanitaires puissent avoir immédiatement accès à la ville assiégée de Homs«Les autorités syriennes doivent cesser immédiatement ce pilonnage», ajoute l'organisation. Elle précise avoir reçu les noms de 465 personnes tuées à Homs depuis le début de l'offensive militaire dans la ville le 4 février.
10h40. La Russie se dit prête à une «coopération étroite» avec Kofi Annan«Compte tenu du mandat de Kofi Annan, la partie russe est prête à une coopération étroite avec lui pour chercher les voies vers un règlement acceptable pour tous» de la crise syrienne, a indiqué la diplomatie russe sur son site.
La Russie, alliée de longue date du régime du président Bachar al-Assad, et la Chine, avaient voté contre une résolution adoptée la semaine dernière à l'ONU qui demandait à Damas de mettre un terme à la répression féroce. Elles avaient déjà opposé leur veto à deux résolutions du Conseil de sécurité sur la Syrie.
10 heures. L'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, nommé jeudi «émissaire conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe sur la crise en Syrie», espère la «pleine coopération de tous les acteurs concernés».
9 heures. L'ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, a regagné son poste jeudi soir, plus de deux semaines après avoir été rappelé pour consultations à Paris «face à l'aggravation de la répression».
8h30. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a annoncé, ce jeudi, avoir «demandé à Damas d'organiser l'évacuation» de lajournaliste française blessée la veille à Homs, lors d'un bombardement de cette ville du centre de la Syrie.
La journaliste Edith Bouvier avait demandé à être évacuée «au plus vite» dans une vidéo publiée sur Internet ce jeudi. (Photo tirée de la vidéo)
--> A lire : le reportage de notre envoyé spécial à Homs, «A Homs, "même les enfants sont en colère"».
8 heures. Le pilonnage du quartier rebelle de Baba Amr, dans la ville syrienne de Homs (centre) continue. Au moins deux civils ont péri ce vendredi matin, alors que le quartier est bombardé depuis près de trois semaines par les forces du régime.

Cinq morts dans les manifestations antiaméricaines en Afghanistan


Cinq morts dans les manifestations antiaméricaines en Afghanistan

Lors d'une manifestation antiaméricaine, le 24 février, devant l'ambassade des Etats-Unis en Malaisie.
Lors d'une manifestation antiaméricaine, le 24 février, devant l'ambassade des Etats-Unis en Malaisie. (Photo Mohd Rasfan. AFP)
Les excuses de Barack Obama au peuple afghan n'ont pas suffi à apaiser la colère dans le pays. Des centaines de personnes ont à nouveau manifesté vendredi à Kaboul et dans au moins cinq autres provinces d'Afghanistan pour protester contre l'incinération de Corans mardi dans une base militaire américaine. Au moins cinq hommes, quatre civils et un soldat afghan ont été tués vendredi à Baghlan (nord-est) et Herat (ouest).
Un soldat afghan et un manifestant sont morts vendredi au moment où des protestataires essayaient de marcher sur le consulat des Etats-Unis de Herat, a-t-on appris auprès d'un porte-parole de la province de Herat, Moheedin Noori. Mais selon une source sécuritaire, les deux personnes mortes près du consulat sont des civils.
«Cela a été très violent près du consulat américain. Il y a eu des affrontements. Certains protestataires ont essayé de saisir les armes de policiers. Il y a eu des tirs. Deux manifestants ont été tués», a indiqué cette source sécuritaire de haut rang.
Deux autres protestataires sont morts dans le district d'Adraskan, près d'Herat, l'une des plus grandes villes d'Afghanistan, habituellement bien plus calme que la plupart des autres villes et provinces du pays. Un autre est décédé en essayant de s'introduire dans un camp de l'Equipe de reconstruction provinciale, une unité composée de civils et de militaires, souvent étrangers, dans la province de Baghlan (nord-est).
Des photographes de l'AFP ont aussi vu deux corps lors d'émeutes à Kaboul, l'un d'entre eux qualifié de «mort» par les personnes qui le transportaient et l'autre, demeuré très longtemps immobile par terre, blessé par balle à la tête. Les autorités ne font toutefois état que de trois blessés dans la capitale.

20 décès en quatre jours

A Kaboul, des rassemblements se tiennent dans cinq arrondissements de la ville, a-t-on appris de source policière, alors que des marches ont également lieu dans les provinces de Baghlan et Kunduz (nord), Bamyan et Ghazni (centre) et Nangarhar (est).
Dans la capitale, un journaliste de l'AFP a d'abord vu l'armée tirer en l'air pour éloigner la foule, puis un homme à terre, touché par balle à la hanche. Plusieurs centaines de protestataires se sont alors enfuis. Seule une cinquantaine d'entre eux tentent de marcher vers le centre-ville, qui leur est barré par la police.
Ces marches ont débuté après la prière du vendredi, durant laquelle au moins un imam à Kaboul a poussé les fidèles à prendre la rue pour protester contre la destruction du livre saint de l'islam.
Au moins 20 personnes, dont deux soldats américains, sont mortesdepuis le début des protestations. Jeudi, les talibans ont appelé les Afghans à «attaquer» les bases et convois «militaires des envahisseurs», à «les tuer, les capturer». Les civils américains sont également d'être à l'abri de tout danger.
Une délégation composée notamment de personnalités religieuses ayant enquêté sur ordre du gouvernement sur les Corans brûlés a appelé jeudi soir les «citoyens musulmans afghans» à «la retenue», leur demandant de «ne pas recourir à des protestations qui pourraient permettre à l'ennemi (insurgé) de prendre avantage de la situation».