dimanche 19 février 2012

Les ministres des finances de la zone euro cherchent un accord définitif pour aider la Grèce


Les ministres des finances de la zone euro cherchent un accord définitif pour aider la Grèce
Nouvelle rencontre « décisive » pour la mise en œuvre des deux volets – privé et public – de l’aide à Athènes.
Le gouvernement grec a fait adopter les mesures réclamées par l’Europe.
Mais il faut aujourd’hui trouver de nouvelles ressources car la dégradation de la situation du pays rend insuffisants les 130 milliards promis par les États de la zone euro.
Avec cet article
La Grèce et ses partenaires européens entament lundi 20 février les dernières heures du compte à rebours pour éviter la faillite d’Athènes. Après plusieurs reports la semaine derrière, les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent à Bruxelles pour tenter de s’accorder sur une deuxième aide au pays.
Les préparatifs techniques devaient se prolonger jusqu’à la dernière minute, par la rencontre dimanche dans la capitale belge des 17 directeurs des Trésors des État membre. Au menu, les deux volets interdépendants du deuxième plan d’aide à la Grèce, incontournable pour que le pays puisse rembourser près de 15 milliards d’euros de dette, le 20 mars prochain.
L’accord avec les créanciers privés du pays – destiné à effacer 50 % de l’ardoise d’Athènes à leur égard, et à rééchelonner le paiement des 100 milliards restants – semble sur la bonne voie, après des semaines de tractations et de rebondissements.

RAIDISSEMENTS ENVERS LA GRÈCE

L’enjeu du lundi 20 février semble surtout concerner le chapitre public de l’aide, à savoir les 130 milliards promis par les Européens dans l’accord des 26 et 27 octobre derniers. Pour le président de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker , il serait « sage, judicieux et recommandable qu’on se mette d’accord sur les contours »  de ce programme lundi.
En dix jours, le gouvernement grec de coalition, dirigé par Lucas Papademos, a fait adopter toutes les nouvelles économies réclamées par ses partenaires européens, le dernier vote ayant eu lieu dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 février. Dans la matinée, ce dimanche, 1 500 personnes se sont rassemblées, selon la police, dans le centre d’Athènes pour protester contre ce nouveau tour de vis. Rien à voir, donc, avec les manifestations nombreuses et violentes du dimanche précédent.
Mais ces derniers jours ont été marqués par les raidissements envers la Grèce de certains membres de la zone euro, en particulier les Pays-Bas, qui ont évoqué sans détour une possible sortie d’Athènes de la zone euro.

L’ARGENT NE SERA PAS DISTRIBUÉ AVEUGLÉMENT

Certains pays ont aussi suggéré que la partie publique de l’aide ne soit débloquée qu’après les élections législatives d’avril en Grèce, afin de s’assurer que le parti vainqueur respectera les engagements pris avant le scrutin. Un scénario rejeté par plusieurs pays, dont la France, au motif que l’aide sera de toute façon déboursée par tranches, au vu des progrès réalisés par Athènes dans la mise en œuvre des réformes.
Les Européens devront par ailleurs s’entendre, lundi, sur le moyen d’augmenter de 5,5 milliards d’euros supplémentaires, au bas mot, le montant de cette aide, selon un diplomate. En raison de la dégradation de la situation grecque depuis fin octobre, le plan du 27 octobre permettra de réduire la dette à 129 % du PIB grec, alors que l’objectif initial était de 120 %.
Pour aider à respecter cet objectif, la Banque centrale européenne (BCE) aurait accepté de mettre la main au portefeuille, d’après plusieurs sources, et les États membres pourraient aussi accepter d’allonger un peu leur participation. Certains ont aussi suggéré de demander une petite contribution supplémentaire du privé – au risque, selon les opposants à cette solution, de faire écrouler le dispositif péniblement mis sur pied avec le lobby bancaire international, l’Institut de la finance internationale.
Une chose est sûre : l’argent ne sera pas distribué aveuglément. La zone euro serait en train de finaliser la création d’un compte bloqué sur lequel sera versée une partie des fonds prêtés à la Grèce, afin qu’ils servent en priorité au remboursement de la dette publique. Athènes y a vu une forme de mise sous tutelle lorsque ce mécanisme a été pour la première fois évoqué, mais semble finalement l’avoir accepté, bon gré mal gré.

 « NOUS SOMMES PRUDEMMENT OPTIMISTES »  

Un accord global est-il enfin possible lundi à Bruxelles ? Les déclarations de confiance et d’apaisement se sont multipliées depuis jeudi 16 février. Jean-Claude Juncker a déclaré que « les éléments étaient sur la table pour une décision lundi ». Vendredi, à la suite d’une conversation téléphonique entre le chef du gouvernement italien Mario Monti , la chancelière allemande Angela Merkel  et le premier ministre grec Lucas Papademos, tous trois ont exprimé leur espoir de parvenir lundi à un accord. Le président français Nicolas Sarkozy  a lui aussi « exprimé sa confiance qu’un accord sur un nouveau programme grec soit conclu dans les tout prochains jours, ouvrant la voie à une réduction substantielle de la dette grecque » .
« Nous sommes prudemment optimistes, précisait ce week-end un diplomate. L’Allemagne ne peut pas prendre la responsabilité d’une faillite de la Grèce et les Pays-Bas ne pourront pas rester isolés sur une ligne dure.  »
Reste que cette aide ne permettra pas de stimuler la croissance dans le pays, qui entre dans sa cinquième année de récession et dont l’activité est étouffée par l’accumulation des plans de rigueur. Le chômage touche désormais 20 % de la population. 
Pour Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis, l’empilement de telles mesures dans le pays « n’a aucun sens  » désormais. Il préconise donc « d’effacer totalement la dette grecque et de consacrer l’aide européenne à développer le pays  ». Un scénario qui pour le moment n’est pas entendu. Lundi, les Européens vont une nouvelle fois gagner du temps.

Réforme du travail : des centaines de milliers d'Espagnols dans les rues


Réforme du travail : des centaines de milliers d'Espagnols dans les rues

 

Publié le 19.02.2012, 15h18 | Mise à jour : 17h28
MADRID (ESPAGNE), 19 FEVRIER 2012. Selon les syndicats, un demi-million de personnes ont manifesté à Madrid.

MADRID (ESPAGNE), 19 FEVRIER 2012. Selon les syndicats, un demi-million de personnes ont manifesté à Madrid. | AFP/ DANI POZO

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Un demi-million de manifestants à Madrid, 400 000 à Barcelone, 150 000 à Valence, selon les* : une marée humaine, agitant des drapeaux rouges, a envahi les villes espagnoles dimanche pour protester contre la réforme du travail. Alors que quelques centaines de personnes défilaient à Athènes contre de nouvelles mesures d'austérité, Mardrid s'est mobilisée en masse pour lutter contre la politique du nouveau gouvernement conservateur  de Mariano Rajoy.  Afin de lutter contre un  de près de 23% -un record parmi les pays industrialisés-, cette réforme adoptée le 11 février prévoit des mesures pour l'emploi des jeunes, mais aussi davantage de flexibilité et des indemnités de licenciement réduites.  De quoi «accélérer la destruction d'emplois», pour les syndicats. 

A Madrid, les manifestants, rassemblés à l'appel de l'UGT et de Comisiones Obreras (CCOO), les deux grands syndicats espagnols, ont traversé le centre de la capitale en portant des pancartes avec les mots «non à la réforme du travail injuste, inefficace, inutile» ou «non à la réforme et aux coupes budgétaires», alors que le pays comptait  4,6 millions de chômeurs fin janvier. Des manifestations semblables étaient prévues dans 57 villes. 

Près de 48,6% des 16-24 ans 
sont au chômage
«Grève, grève, grève» criaient les manifestants, qui ont appelé le gouvernement à ouvrir des négociations sur la réforme du travail. Dans la foule défilaient aussi des enseignants portant le tee-shirt de la «marée verte», un mouvement de contestation né en septembre contre les coupes budgétaires dans l'éducation dans la région de Madrid. «L'enseignement n'est pas une dépense, c'est notre avenir», a lancé une enseignante de 54 ans. Des «indignés», qui avaient occupé la place de la Puerta del Sol, étaient présents dans le cortège 

Premiers frappés par le chômage, avec 48,6% des 16-24 ans sans emploi, les jeunes étaient aussi au rendez-vous.
«Je crains que notre génération ait moins de droits que celle de mes parents, que nous ne vivions pas aussi bien. Je sens que l'Espagne et l'Europe retournent en arrière avec ce genre de réformes», confiait Jordi Alsedo, un étudiant ingénieur de 23 ans vêtu de noir.

Mariano Rajoy : «C'est la réforme dont l'Espagne a besoin»
Répondant aux manifestants, le chef du gouvernement a défendu une nouvelle fois dimanche sa réforme lors de la clôture du congrès de son parti, le Parti populaire, à Séville, en Andalousie. «C'est la réforme dont l'Espagne a besoin pour éviter que nous soyons le pays d'Europe qui détruit le plus d'emplois», a lancé Mariano Rajoy. Cette réforme «nous situe au même niveau que les pays d'Europe les plus avancés, et en finit avec les injustices du marché du travail", a-t-il dit.

Après la réforme budgétaire visant un déficit zéro en 2020 et celle du secteur bancaire pour le nettoyer de ses mauvais actifs immobiliers, le marché du travail est le troisième grand chantier amorcé par le nouveau gouvernement conservateur espagnol.

*Les chiffres n'ont pas été communiqués par la police.

PSG - Montpellier : une question de style...




FRANCE | FOOTBALL | LIGUE1

PSG - Montpellier : une question de style...

LE 10 SPORT | 19.02.12 | 18:30 | 1 COMMENTAIRE

Paris et Montpellier s’affrontent ce dimanche. Une opposition de style pour deux écuries diamétralement opposées, dans tous les compartiments du jeu...

 
LES BOSS

NASSER
Fraîchement auréolé de son titre de « personnalité sport-business de l’année 2011 », Nasser Al-Khelaifi a fait une entrée très remarquée dans le football français, malgré sa relative discrétion. Endimanché d’un costard noir, qu’il accompagne systématiquement d’une liquette blanche, le Directeur Général d’Al Jazeera Sport a la classe. Et même quand il porte les effets traditionnels qataris (blouse de prof’ de chimie et spartiates en cuir), le boss du PSG conserve toute sa prestance. Dans le prochain duel face à Montpellier, malgré la concurrence de Loulou Nicollin, Nasser offre une avance aux Parisiens. D’un cheveu, mais court avantage tout de même…

LOULOU
Avec un verbe comme le sien (« Si quelqu’un met des sous, j’avale pas, mais presque »), Louis Nicollin est l’une des personnalités préférées des journalistes. Sa gouaille, tant autant que son imagination et ses figures de style, ne lassent pas ses plus grands fans, dont le 10 Sport fait bien évidemment partie. Dur sur l’homme, Loulou pêche toutefois dans la finition : pas de costard, pas de Ray-Ban et pas d’Émirati en soutien pour s’offrir les gros poissons du marché. Même Gignac n’est pas à sa portée.

L’avis de Mathieu Le Maux, journaliste à GQ : « Joli duel pour commencer : la maille contre la gouaille ! Le président de la ville contre celui des champs. Le discret donateur dont on ne sait presque rien contre la grande gueule que tout le monde connaît. Avec sa gourmette, son polo et sa décontraction, Loulou ne rivalise pas avec Nasser, toujours classe. 1-0 pour Paris »

 
LES HOMMES DU PRÉSIDENT

LEONARDO
Avec juste un prénom dans les poches, Leonardo a réussi à se faire un joli nom dans le milieu du foot. Jusqu’à faire oublier qu’avant, une tortue régnait en maître sur son patronyme… Mais la véritable performance du directeur sportif  brésilien, c’est de pouvoir mener plusieurs projets à la fois : celui du PSG (Ligue 1 puis Ligue des champions) et sa propre carrière (Inter Milan, été 2012). Une prouesse qui n’altère en rien sa coupe de cheveux. Un profil Delahoussien (JT, France 2) qu’il complète d’un accent à faire tomber les minettes. Grâce à lui, l’écart se creuse dangereusement entre Paris et Montpellier…

MICHEL
Michel Mézy n’est pas directeur sportif, simple conseiller du Président. Mais Michel traîne ses guiboles depuis 32 ans au MHSC ! Une longévité, à laquelle il faut rajouter 17 sélections en équipe de France et un stade de foot à son nom (Oui Monsieur, au Grau-du-Roi. 3 500 places). En retrait depuis plusieurs saisons, Michel reste un rouage important de la Paillade. Il est notamment à l’origine de la venue de l’entraîneur actuel, René Girard.

L’avis de Mathieu Le Maux, journaliste à GQ : « C’est un duel identique, dans une catégorie différente. Leonardo, c’est l’homme qui revient en France, beau-gosse, polyglotte. Il est capable d’être sur le terrain, avec les joueurs, comme de discuter avec les hautes-sphères. En face de lui, un Michel Mézy grognard, un peu marlou, la clope au bec. 2-0, facile »

 
LES COACHS
CARLO
La (nouvelle) star du PSG n’est pas sur le terrain mais sur le banc. Carlo Ancelotti, Champion’s League 2003 et 2007 au-dessus de sa cheminée, symbolise aujourd’hui ce que devrait représenter le PSG de demain, à savoir une usine à starlettes affamées de trophées. En attendant les Galactiques de Paris, l’Italien patiente avec Ceara, Camara et Bodmer. Et le grand écart ne fait, pour le moment, pas trop de dégâts puisque Carlo n’a pas encore connu la défaite en France.


RENÉ
René Girard est un homme de caractère. Suffisamment pour faire oublier à la France qu’un homonyme anthropologue siège à l’Académie Française depuis 2005. Costaud, le « Néné »… Mais n’allez pas lui dire, il risquerait de s’énerver. Sanguin, le banni de la FFF prend calmement sa revanche en positionnant Montpellier en tête de la Ligue 1. Un bilan plus que bon, qui aurait pu être parfait, sans les survêtements. Et les gros mots.

L’avis de Mathieu Le Maux, journaliste à GQ : « Ils sont dans la même catégorie d’âge (52 et 57 ans) et pourtant, ça ne saute pas aux yeux… Ancelotti, c’est un peu David Lynch avec 20 kilos en plus, la classe. Girard, je l’ai rarement vu en costard. Si Montpellier accroche la Ligue des champions, il va devoir s’y mettre. Comme Deschamps : nouvelle coupe de cheveux et ciao le survêt’ ! »

Accident mortel dans la Marne : le chauffeur du car en garde à vue


Accident mortel dans la Marne : le chauffeur du car en garde à vue

Publié le 19.02.2012, 07h21 | Mise à jour : 17h05
Châlons-en-Champagne (Marne), dimanche. Le car transportant de jeunes Britanniques qui revenaient d'un séjour au ski dans les Alpes. 

Châlons-en-Champagne (Marne), dimanche. Le car transportant de jeunes Britanniques qui revenaient d'un séjour au ski dans les Alpes.  | AFP PHOTO / FRANCOIS NASCIMBENI

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L'accident d'un car scolaire britannique sur l'A26, près de Châlons-en-Champagne (Marne), a fait un  et 23 blessés, dont six sont dans un état grave. L'accident est survenu vers 3 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche, à hauteur de la commune de Fagnières. Le car, seul véhicule impliqué dans l'accident, a basculé dans un fossé alors qu'il circulait dans le sens Troyes-Calais. 
 

Le chauffeur, qui fait partie des blessés, a été placé en garde à vue après sa sortie de l'hôpital dimanche en fin de matinée dans le cadre de l' ouverte par le parquet pour homicide involontaire et blessures involontaires. Il ne présente pas de traces de  d'alcool ou de produits stupéfiants, selon le procureur de Châlons-en-Champagne, Christian de Rocquigny. Une source judiciaire évoque un endormissement du chauffeur comme étant «l'hypothèse la plus privilégiée». Le véhicule s'est déporté vers la droite, sans que ce dernier rectifie la trajectoire, ajoute cette même source.

Une adolescente entre la vie et la mort 
«Les victimes ont été prises en charge sur un poste de secours avancé situé près de la commune de Saint-Gibrien, a précisé Francis Soutric, secrétaire général de la préfecture de la Marne interrogé dans la matinée sur France Info. Les blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Reims et de Châlons-en-Champagne. Les autres personnes ont été hébergées dans un centre de loisirs proche.»

Le pronostic vital d'une adolescente, hospitalisée à Reims, est engagé. Les trois autres blessés graves sont un adulte et deux adolescents, selon la préfecture. Le Centre régional d'information et de coordination routières (CRICR)a précisé de son côté que la personne décédée dans l'accident est un homme de 61 ans, qui faisait partie de l'encadrement du voyage.

La circulation sur l'A26 interrompue quatre heures
Une cellule de prise en charge psychologique a été mise en place pour 25 passagers choqués, mais indemnes. Le véhicule, qui effectuait un trajet entre la vallée d'Aoste (Italie) et Birmingham (Royaume-Uni), transportait 47 personnes : les deux chauffeurs, 18 adultes et 27 adolescents. Selon le ministère britannique des Affaires étrangères, qui a ouvert une enquête, des responsables consulaires se sont rendus sur place auprès des victimes. L'ambassadeur britannique en France, Sir Peter Ricketts, et le numéro deux de la représentation diplomatique, le ministre plénipotentiaire Ajay Scharma, se sont rendus sur place en milieu de journée

Après l'accident, un important dispositif de secours a été déployé sur place pour venir en aide aux victimes. La préfecture a déclenché le plan rouge, mobilisant 100 pompiers, 20 gendarmes et quatre équipes du SAMU. La circulation sur l'A26 (dans le sens Troyes-Reims) a d'abord été interrompue durant plus de quatre heures pour permettre l'intervention des secours et a rouvert vers 7h30.

LeParisien.fr