jeudi 23 février 2012

Florange:ArcelorMittal nie l'import d'acier


    Florange:ArcelorMittal nie l'import d'acier

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    Le PDG d'ArcelorMittal France, Hervé Bourrier, a assuré aujourd'hui que le sidérurgiste n'avait pas importé d'acier étranger pour faire tourner ses installations de Florange (Lorraine) qui laminent et galvanisent les produits finis en acier vendus aux clients du groupe. "La direction générale d'ArcelorMittal France dément toute importation de brames d'acier en provenance de l'étranger pour le site de Florange", a affirmé Hervé Bourrier, dans une déclaration écrite transmise à l'AFP.

    Un comité central d'entreprise (CCE) s'est tenu en matinée sur la prolongation de l'arrêt des hauts fourneaux de Florange sur le 2e trimestre, ArcelorMittal jugeant le niveau de demande actuel insuffisant pour relancer sur ce site la production d'acier. "Ils nous annoncent l'importation de 60.000 tonnes de métal de Severstal, en Russie. C'est le comble de l'hypocrisie: d'un côté, ils reconnaissent qu'il n'y a pas assez de métal, et de l'autre, ils disent qu'il n'y a pas suffisamment d'activité", a notamment déclaré François Pagano (délégué CFE-CGC) présent lors du CCE. "Plutôt que de redémarrer un haut fourneau à Florange pour alimenter ces deux sites, on préfère les alimenter de l'extérieur, c'est ça qui nous met en colère", a affirmé Jean-Marc Weckrin (CFDT).

    ArcelorMittal a toutefois admis avoir importé 60.000 tonnes d'acier pour ses sites belge de Gand et allemand de Brême. La direction d'ArcelorMittal explique que "cette très petite quantité de brames (des plaques épaisses d'acier) qui a été achetée était nécessaire pour (ses) usines de Brême et de Gand", à cause d'une réduction temporaire de leur production liée à un hiver trop rigoureux. "Ce besoin de court terme malheureusement n'était pas suffisant pour rouvrir l'un de nos hauts fourneaux mis en veille en Europe. Cette situation temporaire est désormais terminée", affirme de son côté ArcelorMittal, qui fait actuellement tourner 16 hauts fourneaux sur 25 en 

Wall Street en petite hausse, cherche un second souffle


Wall Street en petite hausse, cherche un second souffle
NEW YORK — La Bourse de New York évoluait en petite hausse jeudi matin, passant dans le vert après un vote crucial en Grèce mais toujours à la recherche d'un nouveau souffle: le Dow Jones prenait 0,12% et le Nasdaq 0,17%.
Vers 15H30 GMT, le Dow Jones Industrial Average gagnait 15,82 points, à 12.954,49 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 5,11 points, à 2.938,28 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 lâchait 0,03% (0,47 point) à 1.357,19 points.
Wall Street avait terminé en recul mercredi: le Dow Jones avait cédé 0,21% et le Nasdaq 0,52%.
Jeudi devrait voir "une autre séance de consolidation alors que le marché cherche un nouveau catalyseur', a écrit David Campione, du site d'analyse financière Briefing.com.
"Wall Street adopte une posture prudente", a ajouté Karee Venema, de Schaeffer Investment Research.
Après avoir ouvert à l'équilibre, la place new-yorkaise s'est hissée en territoire positif à la faveur de l'adoption par le Parlement grec du projet de loi qui définit les modalités permettant de procéder à l'effacement de 107 milliards d'euros de dette détenue par les créanciers privés du pays.
Cette loi va autoriser le lancement d'une opération de restructuration de la dette grecque inédite par son ampleur dans l'histoire financière, dans le but de réduire la dette publique du pays à 120% du PIB d'ici 2020, contre plus de 160% actuellement.
Aux Etats-Unis, la principale information économique de la journée restait pour le moment les chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage, qui se sont maintenues à leur plus bas niveau depuis début mars 2008 lors de la semaine du 12 au 18 février.
Ce n'était toutefois pas suffisant pour faire repartir à la hausse la Bourse new-yorkaise, qui cale à l'approche du seuil symbolique des 13.000 points.
En effet, ont remarqué les économistes de Schwab, les inscriptions au chômage "restent inchangées" par rapport à la semaine précédente, bien que légèrement inférieures aux attentes.
Du côté des valeurs, le géant de l'informatique Hewlett-Packard (HP) chutait de 6,22% à 27,14 dollars, sanctionné pour des résultats trimestriels une nouvelle fois en recul.
Dans le reste du secteur, Dell gagnait 1,40% à 17,39 dollars, Apple 0,22% à 514,15 dollars et IBM 1,62% à 197,02 dollars.
Google cédait 1,02% à 601,71 dollars, alors que se multiplient les critiques de sa nouvelle politique de confidentialité, la dernière en date venant des ministres de la Justice d'une quarantaine d'Etats et territoires américains.
Le groupe pharmaceutique Vivus s'envolait de 89,57% à 20,00 dollars grâce au feu vert donné par les autorités américaines à un nouveau médicament contre l'obésité.
Le bijoutier Charles & Colvard avançait de 21,31% à 3,70 dollars après avoir surpris en dépassant largement ses prévisions de résultats.
Le groupe Polypore, spécialisé dans les membranes de filtration, abandonnait 14,36% à 37,27 dollars pour avoir à l'inverse raté ses objectifs trimestriels.
Le marché obligataire évoluait à la hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans progressait à 2,019% contre 2,005% mercredi soir et celui à 30 ans reculait à 3,159% contre 3,149%.

Plombé par la Grèce, le Crédit Agricole plonge dans le rouge


Plombé par la Grèce, le Crédit Agricole plonge dans le rouge

Créé le 23-02-2012 à 08h19 - Mis à jour à 16h47      Réagir

La banque a dévoilé ce jeudi que ses pertes avaient atteint 1,47 milliard d'euros en 2011. Bien pire donc que ce que prévoyaient les analystes.

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Crédit agricole a enregistré une perte nette plus lourde qu'attendu au quatrième trimestre 2011, à 3 milliards d'euros, en raison de lourdes dépréciations liées à la crise de la zone euro et des coûts de restructuration de sa banque de financement et d'investissement (BFI).
(c) Reuters
Crédit agricole a enregistré une perte nette plus lourde qu'attendu au quatrième trimestre 2011, à 3 milliards d'euros, en raison de lourdes dépréciations liées à la crise de la zone euro et des coûts de restructuration de sa banque de financement et d'investissement (BFI). (c) Reuters
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Pour Crédit Agricole SA (CASA) 2011 restera comme un triste millésime. L'entité cotée du groupe bancaire, a enregistré en 2011 une perte nette de 1,47 milliard d'euros, creusée par la Grèce, le plan d'adaptation engagé à l'automne et plusieurs dépréciations d'écarts d'acquisition.
Sur les trois derniers mois de l'année, CASA affiche une perte de 3,1 milliards d'euros pour un produit net bancaire de 20,8 milliards d'euros (+3,3%), selon son communiqué publié ce jeudi 23 février. Une chute pour le moins brutale puisqu'en En 2010, la banque avait dégagé un bénéfice net annuel de 1,26 milliard d'euros, et ce malgré une perte de 328 millions d'euros au quatrième trimestre.
Ces résultats sont d'ailleurs inférieurs aux prévisions d'un consensus d'analystes consulté par l'AFP, qui tablait entre autres sur 856 millions d'euros de pertes sur l'ensemble de l'année 2011. D'où la très nette décrue du titre à la Bourse de Paris. A 16h45, l'action Crédit Agricole perdait près de 5%. 
La banque a subi les contrecoups de la crise grecque, chiffrés à près de 2,4 milliards d'euros. Ce montant comprend le provisionnement des titres souverains grecs à hauteur de 74%, pour un montant de 943 millions d'euros sur l'année (160 millions d'euros au quatrième trimestre), le reste provenant de sa filiale grecque Emporiki.
Vaste plan de désendettement jusque fin 2012
Le banque verte a lancé un plan de désendettement de 50 milliards d'euros à réaliser entre juin 2011 et décembre 2012. A fin décembre, elle avait réduit ses besoins de refinancement de 21 milliards d'euros.
Cette stratégie s'accompagne d'un plan d'adaptation qui touche en particulier ses activités de banque de financement et d'investissement (CA CIB) et de crédit à la consommation (CACF). Les comptes du groupe ont aussi été affectés par des dépréciations liées à ses participations dans la banque espagnole Bankinter et la portugaise BES. 
Pas de dividende et une réduction de 20% des bonus 
Le groupe Crédit Agricole dans son ensemble enregistre un résultat net de 812 millions d'euros en 2011, divisé par quatre par rapport à 2010 (3,6 milliards d'euros). Le plongeon des résultats financiers de la banque ne permettra évidemment pas à la banque de verser un dividende à ses actionnaires. 
La banque a aussi annoncé que la rémunération variable des traders de Crédit Agricole SA va diminuer de 20%, a déclaré ce jeudi lors d'une conférence de presse téléphonique le directeur général de la banque.
"Nous avons entrepris une baisse de 20%" de la rémunération variable des opérateurs de marché, a indiqué Jean-Paul Chifflet, qui commentait les résultats annuels. Cette baisse "peut paraître peut-être relative par rapport à d'autres", a-t-il ajouté, mais en terme de valeur absolue des rémunérations variables des opérateurs de marché, "nous avions déjà un large temps d'avance et (...) nous nous situons aujourd'hui dans des positions de rémunération en-dessous de celles de certains de nos confrères".
La banque BNP Paribas avait annoncé lors de la présentation de ses résultats annuels qu'elle allait diviser par deux l'enveloppe des bonus qu'elle accordera à ses équipes au titre de 2011 par rapport au montant alloué pour 2010 et Société Générale a évoqué une réduction de 50% des bonus de ses opérateurs de marché versés en 2012.

La Commission prévoit une nouvelle récession en zone euro


La Commission prévoit une nouvelle récession en zone euro

Source : Reuters
23/02/2012 à 16:22 / Mis à jour le 23/02/2012 à 17:21
© REA
La zone euro se dirige vers sa deuxième récession en trois ans et l'économie de l'Union européenne stagnera en 2012, a prédit jeudi la Commission européenne, qui estime que la zone monétaire commune doit redoubler d'effort pour éteindre la crise de la dette dans laquelle elle est plongée depuis deux ans.
L'exécutif communautaire a annoncé jeudi s'attendre à une contraction de l'activité économique de 0,3% dans la zone euro en 2012, sous l'effet d'entraînement d'une forte contraction de l'activité attendue en Grèce, au Portugal, en Italie et en Espagne.
La situation dans ces pays, qui ont dû mettre en oeuvre de dures politiques d'austérité, contraste avec celle des deux poids lourds de la zone euro, la France et l'Allemagne, qui devraient croître de 0,4% et 0,6% respectivement.
Alors que la spirale négative d'une croissance faible et d'un fort endettement tendra à se prolonger sur le continent, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a mis l'accent sur la nécessaire réduction des déficits publics.
Il a toutefois laissé entendre qu'il pourrait se montrer flexible, à certaines conditions, dans des pays comme l'Espagne.
"Les Etats membres étant surveillés de près par les marchés doivent se tenir prêts à remplir leurs objectifs budgétaires", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Mais l'actuel objectif d'un déficit de 4,4% en Espagne fin 2012 pourrait être assoupli une fois que les chiffres du déficit 2011, actuellement disputés par Madrid et Bruxelles, seront publiés par Eurostat en avril.
"L'information complète sur les chiffres budgétaires sera disponible lors de la notification de mars, qui sera validée et publiée par Eurostat en avril. Sur cette base, nous travaillons avec les autorités espagnoles et des décisions seront prises lorsque nous aurons une image complète", a-t-il dit.
DEUX VITESSES
De nombreux économistes mettent en doute la stratégie européenne actuelle d'imposer de sévères cures d'austérité aux pays du sud du continent et la capacité d'une telle stratégie à restaurer la confiance dans la zone euro, ce sur quoi la Commission est en désaccord.
"Le cercle vicieux entre des pays endettés, des marchés financiers fragiles et une économie en ralentissement n'a pas encore été brisé", a insisté Olli Rehn.
Malgré des signes de stabilisation dans la zone euro, qui avait déjà enregistré une récession de 4,3% en 2009, des économistes interrogés par Reuters n'entrevoient pas un retour à la croissance avant 2013.
Ces prévisions pourrait par ailleurs encore empirer dans la mesure où elles se basent sur l'hypothèse d'une action résolue des dirigeants européens pour éteindre la crise de la dette, qui est entrée dans sa troisième année.
"L'équilibre des risques pour la croissance du PIB reste orienté négativement dans un contexte de forte incertitude", a expliqué la Commission. "Ces prévisions intérimaires reposent sur l'hypothèse que des réponses politiques adéquates seront décidées et mises en oeuvre."
Tout aussi inquiétant, ces prévisions laissent apparaître le renforcement d'un paysage économique à deux vitesses en Europe où se matérialise un décrochage de pays comme l'Italie et l'Espagne vis à vis de l'Allemagne et de la France.
Seul signe positif, l'inflation devrait se stabiliser à 2,1% dans la zone monétaire en 2012, soit très proche du niveau considéré comme souhaitable par la Banque centrale européenne.
Edité par Gwénaëlle Barzic

Eva Joly n'en finit plus de creuser


Eva Joly n'en finit plus de creuser

Par Théophile Wateau, publié le 23/02/2012 à 15:54, mis à jour à 16:03
Eva Joly n'en finit plus de creuser
Quant on lui demande si elle pense à renoncer, Eva Joly répond:"Il ne faut jamais dire jamais, bien sûr. Mais abandonner serait faillir. C'est la seule chose que je n'ai pas le droit de faire".
REUTERS

La campagne d'Eva Joly a toujours été chaotique, mais depuis le début de l'année le rythme des bourdes et des erreurs de com' s'accélère. Au point que la candidate pose elle-même la question de son maintien. 

A chaque jour, ou presque, sa balle dans le pied. Depuis quelques semaines, Eva Joly semble en roue libre, multipliant les phrases malheureuses et les erreurs de com'. 
Certes, en 2011, il y eut (déjà) des maladresses. Le 14 juillet, elle soumet ainsi l'idée de "supprimer" le défilé militaire, pour le remplacer par "un défilé citoyen". Tollé général. Mais, c'est surtout en 2012 que le rythme des erreurs s'est accéléré.  
Le 5 janvier, la demande de désistement réciproque à Mélenchon et Bayrou. 
Lors de ses voeux à la presse le 5 janvier, Eva Joly invite les deux candidats "à s'engager à un désistement réciproque pour celui ou celle d'entre nous qui sera qualifié à l'issue du premier tour". Plus de quatre mois avant le scrutin, cette proposition ne peut qu'obtenir une fin de non-recevoir.  
Le 11 janvier, les jours fériés de l'Aïd et de Kippour 
C'était lors de "La nuit de l'égalité", organisée le 11 janvier dernier à Paris. Ce soir-là, Eva Joly reprend une idée tirée d'un rapport du centriste Bernard Stasi paru en 2003rendre fériés les jours des fêtes musulmanes et juives de l'Aïd-el-Kebir et Kippour. A l'UMP, Laurent Wauquiez s'y oppose dans ces termes:"On a une histoire qui est une histoire chrétienne qui aboutit à un certain nombre de jours fériés dans notre calendrier. Ca n'empêche pas d'avoir le plus grand respect pour toutes les religions." Au PS, Michel Sapin, dit "non". Eva Joly "devrait se souvenir du principe de laïcité" selon lui.  
Le 28 janvier, l'appel au secours sur Canal+ 
Très bas dans les sondages, Eva Joly profite de son passage sur le plateau de Canal+, pour lancer un appel "à ceux qui m'aiment pour me soutenir maintenant".  
Jusque-là, rien de plus normal, mais cela se gâte lorsqu'elle ajoute: "Et à ceux qui ne m'aiment pas, je leur dirais qu'il faut passer outre parce que l'enjeu est trop important". Ce SOS public est destructeur pour son image. 
Le 7 février, "on va me donner le ministère des Sports" 
Mardi 7 février, lors d'une rencontre avec des journalistes, Eva Joly ironise sur sa candidature: "Si je fais 2-3%, on va me donner le ministère de la Jeunesse et des Sports, et ça s'arrêtera là." La candidate d'EELV est bloquée à environ 3% des intentions de vote dans les sondages. 
Le 11 février, le premier grand meeting sans surprise 
Lors de son premier grand meeting à Roubaix, le 11 février, la candidate d'EELV n'a pas réussi à fendre l'armure et à se sortir d'un style considéré comme austère. Si elle revendique son style sans artifice, la fusée Joly a décidément un problème au décollage. 
Le 20 février, le défaitisme 
"Le réalisme impose que je ne crois plus que je puisse devenir présidente de la République", déclare la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts au micro d'Europe 1 et d'iTélé. "Par contre, l'espace qui m'est ouvert pour porter nos idées est très important."  
Le 21 février, le lapin en Seine-Saint-Denis 
La candidate doit se rendre dans une crèche de Seine-Saint-Denis. Fatiguée par son émission sur TF1 la veille au soir, elle ne s'y rend pas et plante des Français et une dizaine de journalistes.  
Le 22 février: "Je l'emmerde" 
A la question de l'animateur de Canal+ Cyrille Eldin -"Et Corinne Lepage qui dit que vous désertez la promesse écologique, vous lui dites quoi à Corinne Lepage?"- Eva Joly répond sans aucune pincette: "Je l'emmerde." 
Ce dérapage verbal, largement relayé par les médias, ne peut que desservir une nouvelle fois son image. 
"Abandonner serait faillir"
Résultat, l'hypothèse d'un retrait grossit et Eva Joly elle-même l'accrédite. 
Quant on lui demande si elle pense à renoncer, elle répond tout de go: "Il ne faut jamais dire jamais, bien sûr. Mais abandonner serait faillir. C'est la seule chose que je n'ai pas le droit de faire".