mercredi 15 février 2012

Christian Vanneste. Le député UMP maintient ses propos sur la "déportation des homosexuels"


Christian Vanneste. Le député UMP maintient ses propos sur la "déportation des homosexuels"

15 février 2012 à 13h31 - 5 réaction(s)
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Coutumier des petites phrases lâchées d'on-ne-sait-où ni pourquoi - avec une cible privilégiée, les homosexuels et l'homosexualité en général -, le député du Nord Christian Vanneste (Droite Populaire) a rajouté une ligne à un palmarès déjà bien fourni. En parlant, lors d'une interview accordée au siteLibertePolitique.com, de "la fameuse légende de la déportation des homosexuels", Vanneste a déclenché un véritable tollé. Jusque dans sa propre famille politique, où Jean-François Coppé a, ce mercredi matin, réclamé des sanctions à l'égard du député. Le principal concerné a estimé pour sa part qu'il n'existait "aucun motif d'exclusion (de l'UMP) puisque je n'ai fait que citer des faits". "Je n'ai tenu aucun propos condamnable. Je pense que cette histoire est stupide", a-t-il déclaré à nos confrères du Monde.
"Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels. Il faut être très clair là aussi. Manifestement Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne, il y a eu la répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à à peu près 30 000 déportésEt il n'y en a pas eu ailleursEt notamment en dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation des homosexuels en France".
 

Jean-François Copé "ne se dérobera pas"Ces propostenus vendredi lors d'une interview accordée par le député du Nord Christian Vanneste au site LibertePolitique, ont eu l'effet d'une bombe à retardement. Sur Internet, et Twitter notamment, les réactions affluent de toutes parts depuis ce mardi soir. Même chose dans la classe politique, où Vanneste a sucité l'émoi jusqu'au sein de l'UMP et même du Front National.
Ce mercredi matin, Jean-François Coppé a déclaré qu'"il ne se déroberait pas" et qu'il réclamerait des sanctions, tandis que Louis Alliot, numéro 2 du parti frontiste et directeur de campagne de sa compagne Marine Le Pen, invitait Vannesteà "relire ses livres d'histoire", comme le relaie Rue89, avant d'ajouter : "Pour le coup, c'est une vraie bêtise".
 

Vers une exclusion du parti ?Les nouvelles déclarations homophobes de Christian Vanneste ont été abordées longuement lors de la réunion à huis clos du Bureau politique de l'UMP, ce mercredi matin. Selon des sources de l'UMPM. Vanneste devrait être exclu du parti présidentiel. En fin de matinée, ce mercredi, un communiqué annonçait que Vanneste serait privé d'investiture aux législatives. Une privation non-encore confirmée.
"En tant que déléguée générale en charge des élections de l'UMP, je suis favorable à lui retirer l'investiture de notre mouvement", a écrit Nadine Morano sur son compte Twitter. Sur le même réseau social, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a pour sa part qualifié de "propos honteux" les déclarations de Christian Vanneste. "J'ai demandé son exclusion de l'UMP en bureau politique", a-t-il ajouté.
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Vanneste : "Je n'ai tenu aucun propos condamnable. Je pense que cette histoire est stupide"En fin de matinée, sur Europe1Christian Vanneste est revenu sur cette polémique. "Il suffit de se reporter à mespropos pour voir qu'il n'y a aucun motif d'exclusion puisque je n'ai fait que citer des faits", a-t-il assuré. "Je condamne évidemment fermement la déportation des homosexuels", a encore affirmé le principal concerné avant de dénoncer la pression d'un "lobby qui me poursuit depuis bien des années". "Si (les députés UMP) sont assez bêtes pour obéir à un lobby, qui défend des idées qui ne sont pas celles du PR, ils commettront une erreur", a-t-il encore déclaré.
Contacté par Le Monde, le député du Nord a indiqué "en avoir marre. Je n'ai pas à revenir sur mes propos, je n'ai tenu aucun propos condamnable. Je pense que cette histoire est stupide". Il maintient "qu'il n'y a pas eu de déportéshomosexuels en France, en dehors des trois départements rattachés à l'Allemagne" et affirme "condamner absolument cette déportation horrible". Avant d'ajouter : "Si je me suis trompé, je ferai amende honorable, il n'y a pas de problème".
Si les précisions apportées par l'historien Mickaël Bertrand (lire ci-dessous) prouvent que Vanneste omet tout de même les quelques cas - certes rares - de déportation d'homosexuels français recencés, on ne peut que s'interroger sur la pertinence, ou la nécessité, d'une telle "sortie" médiatique. D'autant plus qu'il y a fort à parier que l'UMP se serait bien passée de cette nouvelle polémique, à quelques heures seulement de l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy.
Les précédents de VannesteC'est toutefois loin d'être la première fois que le député du Nord se lance dans une déclaration à l'emporte-pièces avec pour seule cible les homosexuels et l'homosexualité en général. En 2009, Christian Vanneste avait déjà déclaré que "l'homosexualité est une erreur de parcours du développement de la personnalité sexuelle". Il y a quelques mois, il était allé jusqu'à comparer homosexualité et pédophilie, avant de qualifier l'homosexualité "d'anomalie anthropologique" et de dénoncer le "lobby gay". Registre sur lequel il est encore revenu ce mercredi : "Je commence à avoir marre de ce climat qui règne à l'UMP. Selon lui, le parti présidentiel ne cherche qu'à plaire à ce prétendu "lobby gay" : "A l'UMP, ils se disent que le lobby est contre nous. Il faut régir"...
 


La nature négationniste de ces propos
Concernant la nature même des propos tenus par VannesteMickaël Bertrand, un historien ayant notamment dirigé l'ouvrage collectif intitulé "La Déportation pour motif d'homosexualité en France", estime à 62 en France le nombre de "déportés qui ont été envoyés dans des prisons et des camps allemands en raison de leur homosexualité" (où ils devaient porter un triangle rose), comme le rapporte Rue89. L'historien précise toutefois sur son blog que "cela ne signifie pas pour autant que des centaines d'homosexuels français n'ont pas été déportés en tant que juifs, communistes et/ou résistants".

L'interview de Mickaël Bertrand, auteur de "La Déportation pour motif d'homosexualité en France"Sollicité ce mercredi matin par l'AFP, Mickaël Bertrand revient dans une interview sur le contenu négationniste despropos de Christian Vanneste.
Combien de personnes en Europe et en France ont été déportées dans les camps de concentration en raison de leur homosexualité ?"A l'échelle européenne, on accepte une estimation de 5.000 à 15.000, reconnue par le mémorial de l'Holocauste de Washington. En France, on a longtemps estimé ce chiffre à plusieurs milliers mais depuis nos recherches, il y a trois ans, on recense 63 déportés vraisemblablement pour motif d'homosexualité. Mais on n'a pas la preuve réelle qu'elles ont été arrêtées en raison de leur sexualité. On travaille au cas par cas. Il y en a vraisemblablement plus mais cela se joue à quelques dizaines. Ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de déportés homosexuels pour d'autres motifs parce qu'ils étaient juifs, résistants...etc. On n'a aucun exemple de femme homosexuelle déportée pour ce motif en France. Il y en a quelques unes en Allemagne. Le lesbiannisme était moins visible et les nazis eux-mêmes ne le considéraient pas comme une déviance, tandis que l'homosexuel masculin gâchait à leurs yeux la semence nazie pour repeupler la race aryenne".
Les archives françaises mentionnent-elles ces déportations ?"Pas vraiment. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque. Dans les années 20, 30, l'homosexualité était assez bien acceptée à Berlin et Paris, considérées comme des villes plutôt ouvertes sur cette question. Puis il y eut le coup de tonnerre de la fin des années 30. On en retrouve des traces, notamment une lettre d'un sénateur français se plaignant de ne plus savoir comment traiter les homosexuels dans le port de Toulon. La réaction du gouvernement à ce moment-là est de dire qu'on ne peut pas faire de fichage ni les persécuter. On les attaque mais autrement (pour attentat à la pudeur, 
racolage sur la voie publique, relations sexuelles avec des mineurs...)".
Les déportés dont l'homosexualité a été la cause de déportation ont-ils été indemnisés ?"La sexualité est considérée dans le droit français comme quelque chose d'intouchable. Les historiens ont souvent accès à ces dossiers par dérogation. Plusieurs cas apparaissent. Jusqu'aux années 60 environ, l'homosexuel rentré des camps de concentration ne raconte pas et sinon, on ne l'écoute pas. Ensuite, certains ont fait des demandes d'indemnisation en sachant pertinemment que leur motif était leur homosexualité. L'administration française a refusé. Ensuite, ça a été le combat de Pierre Seel, décédé en 2005. C'est le seul déporté pour motif d'homosexualité qui se soit fait connaître et le seul connu à avoir été indemnisé à ce jour. Il a obtenu cette reconnaissance au début des années 90. Rudolf Brazda, que j'ai rencontré, était allemand.
  • T.D. avec AFP

Quelques réactions aux propos de Vanneste

Le ministre Thierry Mariani, cofondateur de la Droite populaire à 
laquelle appartient Christian Vanneste, par tweet :
 "J'ai mené avec Christian Vanneste bien des combats et nos points de vue se rejoignent sur bien des sujets (...). Pour autant, je ne peux me résoudre à le laisser continuer à s'engager sur le terrain de la provocation et sur celui du négationnisme". "Je veux donc condamner le plus fermement ses récents propos".
    
Martine Aubry, première secrétaire du PS, dans un communiqué : "Je condamne avec la plus grande sévérité les propos M. Vanneste niant la déportation des homosexuels pendant la Seconde guerre mondiale. Ce sont une fois de plus des affirmations abjectes, marquées par une homophobie insupportable, qui excluent définitivement M. Vanneste du cercle des élus républicains".
    
Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, dans un communiqué : "Très au-delà de l'homophobie, Vanneste est un négationniste. Il déshonore bien plus que l'UMP qui a perdu son âme et ses valeurs, il déshonore l'Assemblée nationale, la République, la France: c'est une honte qui rejaillit sur tous ceux qui se taisent, et baissent les yeux. Nier les faits historiques de déportation des homosexuels n'est pas une opinion, c'est un délit."

Le nouvel iPad avec un écran plus petit ?


Le nouvel iPad avec un écran plus petit ?

Publié le 15.02.2012, 11h58 | Mise à jour : 12h14
Apple serait en train de travailler sur un nouvel iPad, disposant d'un écran plus petit, selon le Wall Stree Journal. 

Apple serait en train de travailler sur un nouvel iPad, disposant d'un écran plus petit, selon le Wall Stree Journal.  | Andrew Burton

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L'univers High-tech retient son souffle, en attendant l'arrivée d'un nouvel iPad, imaginée par certains en mars. Selon le Wall Street Journal sur son site internet, le géant informatique américain travaille avec des fabricants de composants électroniques asiatiques sur un projet de nouvelle tablette iPad équipée d'un plus petit écran. 

Le géant californien essaie ainsi d'élargir son portefeuille de produits en développement, dans un contexte d'intensification de la concurrence sur le marché des tablettes électroniques, ajoute le quotidien, citant des sources proches du dossier.

Des représentants de fournisseurs d'Apple ayant requis l'anonymat ont indiqué que le groupe informatique leur avait montré des dessins pour un nouvel appareil équipé d'un écran de 20 cm, et avait indiqué être en train de sélectionner des sous-traitants.

L'iPad 2, lancé l'an dernier, est équipé d'un écran de 24 cm. Selon les sources du quotidien, Apple travaille notamment avec le fabricant d'écrans à cristaux liquides coréen LG et avec le taïwanais AU Optronics.

Lien possible entre les attentats en Thaïlande et en Inde



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Lien possible entre les attentats en Thaïlande et en Inde

Créé le 15-02-2012 à 12h46 - Mis à jour à 12h46      Réagir


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BANGKOK (Reuters) - Les enquêteurs thaïlandais pensent avoir trouvé un lien entre les attentats à la bombe cette semaine à Bangkok et New Delhi, tous deux imputés par Israël à l'Iran, a déclaré mercredi un haut responsable des services de sécurité.
Les dirigeants iraniens, qui ont menacé Israël de représailles après l'assassinat de plusieurs physiciens nucléaires iraniens qu'ils imputent au Mossad, les services secrets israéliens, ont nié toute responsabilité dans cette série d'explosions.
Lundi, l'épouse de l'attaché militaire israélien à New Delhi a été blessée par une bombe placée dans une voiture de l'ambassade d'Israël en Inde tandis qu'en Géorgie un engin explosif découvert à bord d'un véhicule de l'ambassade d'Israël à Tbilissi a pu être désamorcé. Mardi, un Iranien a perdu une jambe dans l'explosion de la bombe qu'il transportait à Bangkok.
Interrogé sur un possible lien entre les attentats de Bangkok et New Delhi, un responsable de la sécurité thaïlandaise a dit que les deux bombes "magnétiques" étaient équipées d'un aimant similaire.
"L'homme (arrêté) était en possession du même type d'aimant, dont nous cherchons à établir la provenance", a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité nationale, Wichian Podphosri.
Cet homme, grièvement blessé dans l'explosion de sa bombe, détenait un passeport iranien. Identifié comme Saïd Moradi, il a été hospitalisé à Bangkok, mais reste inconscient après une opération chirurgicale de dix heures, dit-on de source médicale.
"Il est entré dans le pays via Phuket et il est arrivé à l'aéroport Suvarnabhumi (de Bangkok) le 8 de ce mois", a précisé un responsable de la sécurité. Un autre suspect a été arrêté à l'aéroport et un troisième est recherché, a-t-il ajouté.
Une autre explosion s'était produite auparavant au domicile que l'homme blessé louait dans le quartier d'Ekamai, au centre de Bangkok, et une troisième déflagration a retenti non loin de là. "On pense que le suspect pouvait stocker davantage d'explosifs chez lui", a dit un porte-parole du gouvernement.
Pour Ehud Barak, le ministre israélien de la Défense en tournée en Asie, cet incident porte la marque de l'Iran. "La tentative d'attentat terroriste à Bangkok prouve une nouvelle fois que l'Iran et ses affidés continuent de répandre la terreur", a-t-il déclaré mardi à Singapour.
L'Iran a nié mercredi toute responsabilité dans ces attaques. "La République islamique d'Iran estime que des éléments du régime sioniste sont responsables de ces attaques terroristes", a déclaré un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par la télévision d'Etat.
Pracha Hariraksapitak, Tangi Salaün pour le service français, édité par Gilles Trequesser