mercredi 15 février 2012

Lien possible entre les attentats en Thaïlande et en Inde



ACCUEIL > MONDE > LIEN POSSIBLE ENTRE LES ATTENTATS EN THAÏLANDE ET EN INDE

Lien possible entre les attentats en Thaïlande et en Inde

Créé le 15-02-2012 à 12h46 - Mis à jour à 12h46      Réagir


 Share0
BANGKOK (Reuters) - Les enquêteurs thaïlandais pensent avoir trouvé un lien entre les attentats à la bombe cette semaine à Bangkok et New Delhi, tous deux imputés par Israël à l'Iran, a déclaré mercredi un haut responsable des services de sécurité.
Les dirigeants iraniens, qui ont menacé Israël de représailles après l'assassinat de plusieurs physiciens nucléaires iraniens qu'ils imputent au Mossad, les services secrets israéliens, ont nié toute responsabilité dans cette série d'explosions.
Lundi, l'épouse de l'attaché militaire israélien à New Delhi a été blessée par une bombe placée dans une voiture de l'ambassade d'Israël en Inde tandis qu'en Géorgie un engin explosif découvert à bord d'un véhicule de l'ambassade d'Israël à Tbilissi a pu être désamorcé. Mardi, un Iranien a perdu une jambe dans l'explosion de la bombe qu'il transportait à Bangkok.
Interrogé sur un possible lien entre les attentats de Bangkok et New Delhi, un responsable de la sécurité thaïlandaise a dit que les deux bombes "magnétiques" étaient équipées d'un aimant similaire.
"L'homme (arrêté) était en possession du même type d'aimant, dont nous cherchons à établir la provenance", a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité nationale, Wichian Podphosri.
Cet homme, grièvement blessé dans l'explosion de sa bombe, détenait un passeport iranien. Identifié comme Saïd Moradi, il a été hospitalisé à Bangkok, mais reste inconscient après une opération chirurgicale de dix heures, dit-on de source médicale.
"Il est entré dans le pays via Phuket et il est arrivé à l'aéroport Suvarnabhumi (de Bangkok) le 8 de ce mois", a précisé un responsable de la sécurité. Un autre suspect a été arrêté à l'aéroport et un troisième est recherché, a-t-il ajouté.
Une autre explosion s'était produite auparavant au domicile que l'homme blessé louait dans le quartier d'Ekamai, au centre de Bangkok, et une troisième déflagration a retenti non loin de là. "On pense que le suspect pouvait stocker davantage d'explosifs chez lui", a dit un porte-parole du gouvernement.
Pour Ehud Barak, le ministre israélien de la Défense en tournée en Asie, cet incident porte la marque de l'Iran. "La tentative d'attentat terroriste à Bangkok prouve une nouvelle fois que l'Iran et ses affidés continuent de répandre la terreur", a-t-il déclaré mardi à Singapour.
L'Iran a nié mercredi toute responsabilité dans ces attaques. "La République islamique d'Iran estime que des éléments du régime sioniste sont responsables de ces attaques terroristes", a déclaré un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par la télévision d'Etat.
Pracha Hariraksapitak, Tangi Salaün pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Croissance : un bon trimestre et la prévision 2011 est atteinte



Croissance : un bon trimestre et la prévision 2011 est atteinte

Publié le 15.02.2012, 11h07 | Mise à jour : 12h44


La croissance de l'économie française a atteint 1,7% en 2011, à un cheveu de la prévision du gouvernement (1,75%), après un quatrième trimestre positif à 0,2%, a annoncé mercredi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

La croissance de l'économie française a atteint 1,7% en 2011, à un cheveu de la prévision du gouvernement (1,75%), après un quatrième trimestre positif à 0,2%, a annoncé mercredi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). | Philippe Huguen

Zoom


C'est une bonne surprise. La croissance de l'économie française en 2011 a atteint 1,7%, après 1,4% en 2010. Un résultat obtenu grâce à un quatrième trimestre meilleur que prévu (+0,2%), selon les chiffres de l'Institut national de la statistique et des études économiques. Le avait maintenu jusqu'au bout sa prévision (+1,75%) alors que la plupart des économistes tablaient plutôt sur une croissance du PIB de 1,6% en 2011 et un recul de 0,2% au quatrième trimestre. 



«Les Cassandre qui attendaient la sont démentis», a réagi la ministre du Budget et porte-parole du gouvernement sur son compte Twitter. Soulignant que la croissance en 2011 était «conforme à la prévision du gouvernement publiée en août», François Baroin relève que ce résultat a été acquis dans «un environnement international difficile». «Chacune des trois principales composantes de la croissance, le commerce extérieur, la consommation des ménages et les investissements, a apporté une contribution positive au cours du dernier trimestre 2011», note encore le ministre de l'Economie.

La demande intérieure et les exportations profitent au PIB
Globalement, la demande intérieure finale (consommation des ménages et investissement des entreprises hors stocks) a contribué positivement à la croissance : +0,3 point au quatrième trimestre, après +0,2 point au troisième. Les exportations ont progressé au même rythme qu'à l'été (+1,2%), alors que les importations reculaient (-1,2% après +0,7%). En conséquence, le solde du commerce extérieur a contribué positivement à la croissance: +0,7 point après +0,1 point. Cet effet est cependant plus que compensé par les variations de stocks des entreprises, qui ont pesé à hauteur de -0,8 point sur l'évolution de l'activité, après une contribution neutre au troisième trimestre, toujours selon l'Insee.

L'investissement dans les biens manufacturés rebondit (+2,2% après -0,8%), notamment dans l'automobile. En moyenne sur 2011, il progresse de 2,9% (après un recul de 1,4% en 2010), contribuant pour +0,6 point à la croissance annuelle. Les dépenses d’énergie-eau-déchets des ménages reculent (-3,6% après +5,7%) avec le climat doux de l'automne. Les dépenses alimentaires poursuivent aussi leur baisse (-0,1 % après -0,8 %). En revanche, les achats d'automobiles sont à nouveau dynamiques fin 2011. En moyenne sur 2011, les dépenses de consommation des ménages ralentissent (+0,3% après +1,3%) et contribuent pour +0,1 point à la croissance du PIB.

La zone euro fait mieux que prévu
La croissance dans la zone euro a atteint 1,5% sur l'ensemble de l'année 2011, selon une première estimation publiée mercredi par l'office européen de statistiques Eurostat. Au quatrième trimestre, cependant, le PIB de la zone euro s'est contracté de 0,3%, en raison du contrecoup de la crise de la dette. En comparaison avec le quatrième trimestre 2010, le PIB corrigé des variations saisonnières a progressé de 0,7%, contre +1,3% au trimestre précédent. Ce repli, le premier depuis le deuxième trimestre 2009, laisse penser que la zone euro va connaître début 2012 une récession, soit deux trimestres consécutifs de contraction de l'activité. Ces chiffres sont toutefois meilleurs que prévu : certains analystes tablaient sur un repli du PIB de 0,4% au quatrième trimestre et une croissance de seulement 0,7% pour l'ensemble de l'année 2011. Pour l'ensemble de l'Union européenne, le produit intérieur brut a reculé de 0,3% au quatrième trimestre mais a augmenté de 1,6% en 2011.

Facebook soutient-il Nicolas Sarkozy en campagne ?


Facebook soutient-il Nicolas Sarkozy en campagne ?

Créé le 15-02-2012 à 12h38 - Mis à jour à 13h33      Réagir

Le président-candidat aurait bénéficié d'un traitement de faveur de la part du réseau social, révélant des liens troubles entre les deux équipes.

 
 Share1
Montage des logos de Facebook et de l'UMP (DR)
Montage des logos de Facebook et de l'UMP (DR)
SUR LE MÊME SUJET
Nicolas Sarkozy a-t-il bénéficié d'un traitement de faveur de la part de Facebook pour sa campagne numérique ? La question est entière. Selon les révélations de "L'Express" et du "Canard enchaîné", le réseau social collabore avec les équipes du président-candidat depuis octobre 2011 pour élaborer un profil parfait grâce aux dernières nouveautés baptisées "Timeline".
Dévoilée vendredi 10 février, cette nouvelle page Facebook est toute à la gloire de Nicolas Sarkozy avec des centaines de photos d'évènements marquants, pour en occulter d'autres comme la campagne d'Edouard Balladur de 1995 ou son ex-femme Cécilia.
Officiellement, le développement de cette page incombe à l'équipe web de Nicolas Sarkozy, dirigée par le jeune conseiller Nicolas Princen. Mais dans l'ombre, les équipes de Facebook France auraient très tôt conseillé, voire apporté un soutien technique, au futur candidat.
"Facebook France aurait proposé à Nicolas Sarkozy de créer une Timeline dès septembre 2011", croit savoir "L'Express". Or, Mark Zuckerberg n'a présenté ce nouveau profil que le 22 septembre pour une ouverture au grand public le 15 décembre (même s'il était possible d'y accéder plus tôt).

Un "délit de favoritisme" ?

Le développement de cette nouvelle page a commencé dès le 13 octobre, affirme "L'Express". "Le Nouvel Observateur" a d'ailleurs constaté que plusieurs photos ont été postées le 17 octobre. Soit bien avant l'entrée en campagne du président sortant. De quoi lui donner un certain avantage face aux autres candidats, encore cantonnés aux vieillottes "page fan".
Message accompagné d'une photo posté sur le profil Facebook de Nicolas Sarkozy le 17 octobre 2011 (Capture d'écran)
Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy n'a reçu aucun traitement de faveur de la part de Facebook. "Nous avons pris connaissance des nouvelles fonctionnalités quand Mark Zuckerberg les a rendues publiques, et avons vu tout de suite les avantages que nous pourrions en tirer, rien de plus", se défend la présidence. "Facebook ne nous a procuré aucune aide technique particulière, nous avons fait comme les milliers de développeurs qui y ont eu accès dès le mois d'octobre, nous y avons travaillé", poursuit le Palais.
Toutefois, "l'Express" affirme que "l'équipe de Nicolas Princen à l'Elysée a travaillé directement avec Facebook pendant plusieurs mois pour élaborer cette Timeline". Selon une source au sein de l'équipe de campagne d'Hollande, "des employés de Facebook ont travaillé pour Sarkozy, c'est clair. Cela fait longtemps qu'ils bossent pour lui en tant que président, et maintenant en tant que candidat".
Un "délit de favoritisme" également dénoncé par "le Canard enchaîné" qui pointe la proximité de Julien Codorniou, directeur des partenariats chez Facebook France, avec le sarkozyste Nicolas Princen. Au PS, le nom d'Anne-Sophie Bordry est également évoqué. La responsable des relations publiques de Facebook pour l'Europe a été conseillère du gouvernement pendant plus de quatre ans. Enfin, Loïc Le Meur, PDG de Seesmic et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2007, aurait également apporté ses conseils. Il avait affirmé à "l'Obs" avoir "gardé de bons contacts avec le président et son équipe", mais qu'il "ne prendrait pas part à la campagne" de 2012.
Julien Codorniou se dit "impressionné" par la nouvelle page Facebook de Nicolas Sarkozy (Capture d'écran)

Facebook plaide "l'impartialité"

Contacté, Facebook affirme que ses équipes "sont régulièrement en contact avec de nombreuses personnalités publiques, y compris les partis politiques, pour fournir des informations et conseils sur l'utilisation de [ses] produits. Ceci est fait en tout impartialité". L'affaire provoque toutefois l'ire des socialistes. Dans un e-mail à la direction de Facebook, Fleur Pellerin, responsable du numérique au sein de l'équipe de François Hollande, s'émeut :
L'implication de Facebook dans la campagne présidentielle française est inacceptable. [...] Je ne peux pas accepter qu'une société [comme Facebook] prenne parti dans une campagne présidentielle en offrant une aide technique et intellectuelle à un candidat et lui donner ainsi un avantage significatif."
Ce à quoi un responsable de Facebook réplique : "Les équipes de Nicolas Sarkozy utilisent les mêmes outils que ceux qui sont à la disposition de tous les candidats qui le souhaitent". Même son de cloche à l'Elysée : "Ce n'est pas de notre faute si tout le monde n'a pas réagi aussi vite", moque un conseiller du Palais.
Si l'équipe de François Hollande confirme avoir rencontré les responsables de Facebook, le développement d'une "Timeline" ne lui aurait été proposé que fin 2011, soit trois mois après Nicolas Sarkozy.
Pour rappel, le Code électoral stipule qu'"aucun candidat ne peut recevoir, directement ou indirectement, pour quelque dépense que ce soit, des contributions ou aides matérielles d'un Etat étranger ou d'une personne morale de droit étranger".

Christian Vanneste viré de l'UMP: «Je ne serai pas exclu, je n'ai pas l'intention de quitter l'UMP»



Christian Vanneste viré de l'UMP: «Je ne serai pas exclu, je n'ai pas l'intention de quitter l'UMP»

58 contributions
Créé le 15/02/2012 à 11h14 -- Mis à jour le 15/02/2012 à 12h45

POLITIQUE - Le député du Nord a mis en doute la réalité d'une déportation des homosexuels pendant la seconde guerre mondiale...

Et si c'était la sortie de trop? Christian Vanneste va être exclu de l'UMP aprèsses déclarations polémiques sur la déportation des homosexuels pendant la seconde guerre mondiale, a confirmé à 20 Minutes le secrétaire général adjoint du parti présidentiel Marc-Philippe Daubresse.
«Je ne serai pas exclu, je n'ai pas l'intention de quitter l'UMP», a prévenu Christian Vanneste au micro d'Europe 1. «Il suffit de se reporter à mes propos pour voir qu'il n'y a aucun motif d'exclusion puisque je n'ai fait que citer des faits», s'est-il défendu. «Je condamne évidemment fermement la déportation des homosexuels», a assuré le député, dénonçant au passage les pressions d'un «lobby qui défend des idées qui ne sont pas celles du Président de la République».

Pas investi pour les législatives

Le bureau politique de l'UMP, réuni ce mercredi matin, a débattu de la question et a décidé à l'unanimité des suites à donner. Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP a fait inscrire trois points à l'ordre du jour du bureau politique du parti, qui se tiendra mercredi prochain: l'exclusion de Christian Vanneste, le retrait de son investiture dans le Nord aux législatives, et l'investiture d'un autre candidat UMP à sa place.
Une attitude qui change de celle qu'avait adoptée l'UMP aux légisaltives de 2007. Non investi après sa condamnation pour des propos homophobes, le député du Nord s'était présenté sous l'étiquette majorité présidentielle (CNI-UMP) et avait réussi à conserver son siège aux législatives avec le soutien de l'UMP, qui n'avait pas présenté de candidat face à lui.

Négationisme

Christian Vanneste a été condamné en janvier 2006 pour injures envers les homosexuels, après avoir affirmé que l’homosexualité était «inférieure» à l’hétérosexualité et serait «si on la pousse à l’universel, dangereuse pour l’humanité». Premier politique poursuivi dans le cadre de la loi du 30 décembre 2004 sur les propos homophobes, le député a été blanchi en novembre 2008 par la cour de Cassation, qui a estimé qu'il n'avait pas dépassé les limites de la liberté d'expression.
Cette fois, Christian Vanneste «est passé un cran au-dessus», selon l'avocate Caroline Mecary, qui estime que ses propos sont «négationnistes». C'en est trop, même pour ses confrères du collectif Droite populaire: Eric Ciotti a demandé sa tête lors du bureau politique de l'UMP tandis que Thierry Mariani jugeait que «s’en prendre aux homosexuels est injustifiable et incompatible avec les valeurs de notre famille politique».
Le député UMP du Nord, Christian Vanneste, vivement critiqué pour ses propossur la déportation des homosexuels a réagi sur Europe 1 mercredi. "Il suffit de se reporter à mes propos pour voir qu'il n'y a aucun motif d'exclusion puisque je n'ai fait que citer des faits", a-t-il assuré. "Je condamne évidemment fermement la déportation des homosexuels", a affirmé Christian Vanneste.